Vide

La violente sensation de ne plus pouvoir me remplir m’étreint. Je ne suis plus que le vide. Une silhouette incolore, anonyme, dépourvue de sens, spoilée de tout intérêt.

Moi-même je ne cherche plus ma valeur. À quoi bon ? Je n’arrive pas à me guérir de ton mal. Je ne me résume maintenant plus qu’à cela. Ta maladie, celle qui convoque les vers. Ta tristesse, celle qui précède la mort. Dans ton chagrin, je me suis perdue, volontairement abîmée. Engluée dans ton marasme devenu mien, je ne suis plus que toi. Et toi, tu n’es plus rien. Alors je ne suis plus que l’ombre du rien….

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