▲ Mon aurore ▲

Mon aurore, dépose tes longues mains.

Viens, elles trouveront mon chagrin.

Tu es déjà venu, je me souviens.

Les visites aussi précieuses qu’amères,

Les absences ont toujours le mot de la fin.

Elles offrent à l’oreiller ton parfum,

Laissant mon corps réchauffé orphelin.

L’envie ne sait jamais se faire solitaire.

Mon aurore, l’herbe n’attend plus demain.

La froide nuit n’a pas passé l’examen.

Le besoin ne connaît aucun déclin.

Pourquoi ta voix a-t-elle une couleur si familière?

Ne m’avais-tu pas juré venir pour mon bien?

Et voilà que maintenant je réclame ton venin.

Ah ça, tu as su devenir quelqu’un!

N’aie pas peur, ta brise a déjà cinglé ma chair.

Mon aurore, mes larmes nous serviront de lien,

Je ne sais plus qui doit tendre la main.

Finirai-je notes sur un calepin?

Ne crois-tu pas qu’il est temps de libérer le mystère?

Viens, reste, domine, je geins.

À chercher nous trouverons le moyen,

Et quoiqu’il en soit, nous nous retrouverons demain.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *