▲ Apatride ▲

Sur le fil fugace, je suis et demeure l’apatride de mon existence.

Peu importe la longueur de bobine déployée, je reste toujours autant obsédé,

Cherchant à être certifié, labélisé sans m’accorder l’indulgence

De n’être ni plus ni moins qu’une âme à la recherche d’authenticité.

La vie me demande sans que je sois capable de lui répondre,

La couleur de mes rêves, le prénom de mes envies ?

Ne m’en veux pas si j’ai envie de me confondre.

Laisser le corps ici, le retranché à la merci de mes volontaires oublis.

En définitive, qui a décrété que nous nous devions d’être intègre ?

 

Le mieux est l’ennemi du bien.

Rendez-vous à la fin.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Nous verrons ce qui s’obtient.

 

J’ai déjà laissé tant de mues derrière moi,

Qui sait si une ne me convenait finalement pas ?

Je suis tant d’images différentes,

Comme il est doux de se découvrir des projections engageantes.

Les paupières fermées, je n’arrive pas à me tutoyer.

Tout ce qui me parvient à déjà été touché, abusé.

C’est une bête qui me donne du fil à retordre.

Encore et toujours la véracité, je ne veux pas en démordre.

La certitude se débat, se refusant à ce que je la digère.

 

Le mieux est l’ennemi du bien.

Rendez-vous à la fin.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Nous verrons ce qui s’obtient.

 

Je chercher à prendre ma juste mesure.

Mais je ne suis pas bon juge.

Certains déroulent le fil avec la certitude d’un carriériste.

Je suis de ceux qui lâchent le lien avec absentéisme.

Il y a de la violence à montrer ce que l’on est.

On ne s’autorise pas toujours à être ce que l’on sait.

Dans mes actes je façonne mon propre miroir aux alouettes,

Dans mes pensées, je me cache de peur que tu me rejettes.

Faisons les comptes, l’égarement vaut bien qu’on le célèbre.

 

Nous verrons ce qui s’obtient.

Nous verrons ce qui s’obtient.

Nous verrons ce qui s’obtient.

 

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